Les producteurs bio de la province sont regroupés depuis 2006 dans le réseau Bio Piceno : partis de 20 agriculteurs, ils sont 150 aujourd’hui.
Le rôle de la province dans la structuration des filières
La province a missionné 3 personnes pour soutenir les filières bio locales, principalement en recensant l’offre disponible. Les producteurs appellent un numéro vert pour signaler leurs tarifs, produits disponibles et un montant de commande minimale. Ces informations sont ensuite mises en ligne sur le site filieracorta.org. Les clients commandent à un guichet unique, qui transmet les commandes aux agriculteurs concernés.
Témoignage du Maire de Cosignano
Cosignano est un village de 1000 habitants, avec une cantine qui sert 50 repas par jour.
4 communes se sont regroupées pour faire un appel d’offres par la restauration de leurs 3 écoles durant 4 ans. La priorité a été donnée aux agriculteurs locaux.
Le projet inclut un volet pédagogique, avec un potager à l’école et la formation des 18 cuisiniers.
Presque tous les aliments sont biologiques, restent quelques difficultés :
la résistance à la diminution des quantités de viande au profit des légumineuses
la conservation (pas de lieu de stockage)
les fruits sont moins beaux
selon les saisons, il faut compenser les produits manquants en bio par du conventionnel
La région Marche finance le poste formation ainsi que 30% du surcoût du repas (les 70% restants sont pris en charge par la commune). Ces subventions de la région ont été accordées pour deux ans seulement.
Le coût total des repas est de 5€ environ.
Témoignage d’Elio Lazzari, restaurateur bio et adjoint au maire de Massignano
La commune a créé le "Marché Bio et Typique" en 2005. Cet événement annuel de communication a permis de démstifier la bio. Par exemple, un atelier pédagogique surla sauce tomate est proposé, ainsi qu’un court-métrage sur le bio : "Mangiare la Favola", une parodie de Blanche Neige.
Par ailleurs, il a constitué avec les communes voisines un réseau de restaurants bio pour mettre en valeur la gastronomie et les produits locaux : "la cucina degli orti".
Témoignage de Maurizio, cuisinier dans un restaurant bio (30 couverts/jour) :
Avant les gens manquaient de confiance dans le bio et étaient réticents à payer le surcoût. Aujourd’hui cela change car il faut des produits de qualité pour faire de la bonne cuisine. Par exemple, nous produisons des vins bio dans la région depuis les années 1970. Après des débuts difficiles ils sont aujourd’hui bien reconnus. Aujourd’hui c’est beaucoup plus facile de s’approvisionner en bio, la différence de prix a diminué également.





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